En 2026, refaire son installation électrique seule (mise aux normes, changement de tableau, remise à niveau des circuits) coûte le plus souvent entre 70 et 110 €/m² pour une remise aux normes et 125 à 205 €/m² pour une rénovation complète, fourniture et pose comprises. Important : ces travaux n’ouvrent droit à aucune aide d’État directe. Ils sont considérés comme une rénovation de confort et de sécurité, pas énergétique : ni MaPrimeRénov’, ni CEE, ni éco-PTZ en action isolée. Le seul avantage systématique est la TVA réduite à 10 % via un professionnel.
Ce que révèlent les données ClubTravaux
ClubTravaux met en relation particuliers et artisans depuis 2020. Nos données internes donnent une photographie inédite de la demande réelle en France :
- Plus de 4 824 demandes de devis installation électrique ont été traitées sur la plateforme depuis 2020, dans plus de 90 des 101 départements français — un besoin présent sur quasiment tout le territoire.
Source : données internes ClubTravaux, demandes de devis « installation électrique », France, 2020-2026 (agrégées et anonymisées).
Pour situer ce métier dans le marché : selon le Baromètre ClubTravaux de la rénovation (juillet 2026), retrouvez les grandes tendances de la demande de rénovation en France : mouvements par métier, saisonnalité et comparaison aux indicateurs nationaux.
Existe-t-il une aide d’État pour refaire son électricité en 2026 ?
Non. En 2026, refaire son installation électrique seule n’ouvre droit à aucune aide d’État directe. C’est le point que la plupart des pages se trompent à promettre. La mise aux normes, le remplacement du tableau ou la remise à niveau des circuits sont classés comme des travaux de confort et de sécurité, et non comme de la rénovation énergétique. Les principaux dispositifs publics ne s’appliquent donc pas :
- MaPrimeRénov’ ne finance que l’isolation, le chauffage décarboné et la ventilation. L’électricité ne figure pas dans la liste des gestes éligibles.
- Les CEE (Certificats d’économie d’énergie) ne couvrent pas un projet électrique isolé.
- L’éco-PTZ ne finance que des actions de rénovation énergétique précises ; l’électricité n’est pas éligible seule.
Concrètement, le reste à charge correspond au montant total des travaux, diminué uniquement de l’économie de TVA. Aucune subvention ne vient le réduire, sauf cas particuliers détaillés plus bas.
Aides électricité : ce qui est vrai / ce qui est faux
Pour faire le tri parmi les informations contradictoires que l’on trouve en ligne :
| Affirmation | Vrai / Faux | Précision 2026 |
|---|---|---|
| MaPrimeRénov’ finance la mise aux normes électrique | Faux | Gestes éligibles : isolation, chauffage décarboné, ventilation uniquement. |
| Les CEE remboursent un changement de tableau | Faux | Non applicable à un projet électrique isolé. |
| L’éco-PTZ peut financer la rénovation de l’électricité seule | Faux | Réservé aux actions de rénovation énergétique éligibles. |
| La TVA à 10 % s’applique aux travaux électriques | Vrai | Logement de plus de 2 ans, travaux réalisés par un professionnel. |
| L’électricité peut être aidée dans une rénovation lourde | Vrai | Via Ma Prime Logement Décent (Anah), sous conditions strictes. |
Les leviers indirects qui existent vraiment (et leurs conditions strictes)
Même sans aide dédiée, quelques dispositifs peuvent réduire la facture dans des situations précises :
- TVA réduite à 10 % : c’est le seul avantage systématique. Elle s’applique à la main-d’œuvre et à la fourniture posée (mise aux normes, remplacement de tableau, pose de prises et d’éclairage), dans un logement achevé depuis plus de 2 ans, dès lors que les travaux sont réalisés par un professionnel. La TVA à 5,5 % ne concerne pas l’électricité standard : elle reste réservée à la rénovation énergétique.
- Ma Prime Logement Décent (Anah) : seul dispositif où les réseaux électriques sont éligibles, mais uniquement intégrés à une réhabilitation lourde d’un logement dégradé ou indécent. Elle peut financer de 60 à 80 % des travaux, dans la limite d’un plafond de 70 000 € HT. Conditions : propriétaire occupant aux revenus modestes ou très modestes, logement de plus de 15 ans, audit préalable et entreprise RGE.
- MaPrimeAdapt’ (Anah) : peut financer la mise en sécurité ou l’adaptation électrique si elle entre dans l’adaptation du logement à la perte d’autonomie. Elle couvre 50 % (revenus modestes) à 70 % (très modestes) des travaux, plafond 22 000 € HT (aide maximale 15 400 €). Publics concernés : 70 ans et plus, 60-69 ans en perte d’autonomie (GIR), ou personnes en situation de handicap. Dossier sur monprojet.anah.gouv.fr.
- Éco-PTZ / CEE en bouquet : l’électricité ne peut être financée que si elle est rendue nécessaire par un bouquet de travaux de rénovation énergétique. L’éco-PTZ va jusqu’à 15 000 € pour une action seule et 50 000 € pour une rénovation globale (audit + gain énergétique d’au moins 35 %), mais l’électricité seule n’y entre pas.
- Photovoltaïque en autoconsommation : régime fortement durci. Pour les nouvelles demandes de raccordement à partir du 5 juin 2026, la prime à l’autoconsommation a été supprimée et le tarif de rachat du surplus est tombé à 1,1 c€/kWh HT. Ce n’est plus un levier de financement de l’électricité du logement.
Dans tous les cas où une aide existe, l’intervention d’un artisan RGE est une condition. Pour estimer vos droits, utilisez le simulateur officiel France Rénov’ et appuyez-vous sur un devis détaillé.
Prix 2026 d’une rénovation électrique au m²
Voici les fourchettes de prix observées en 2026, fourniture et pose comprises (TTC), selon le type d’intervention :
| Type d’intervention | Prix indicatif (TTC, posé) |
|---|---|
| Mise en sécurité (sans rénovation complète) | 50 à 80 €/m² |
| Remise aux normes | 70 à 110 €/m² |
| Rénovation électrique complète | 125 à 205 €/m² |
| Remplacement du tableau électrique seul | 400 à 1 500 € (selon nombre de rangées) |
À titre d’ordre de grandeur, une remise aux normes ou une rénovation intermédiaire sur 100 m² se situe souvent autour de 9 000 à 11 000 €, tandis qu’une rénovation complète au tarif au m² peut dépasser ces montants. Ces fourchettes restent indicatives : le prix réel dépend de l’état de l’installation, du nombre de circuits, de l’accessibilité (saignées, faux plafonds) et de la région. Seul un devis sur place permet un chiffrage fiable.
Comment calculer son reste à charge
Comme aucune subvention ne s’applique à l’électricité seule, le calcul est simple : le reste à charge est égal au montant total des travaux. Le seul écart par rapport à un tarif sans avantage est l’économie de TVA (10 % au lieu de 20 % sur du matériel seul ou du neuf).
Trois réflexes pour maîtriser le coût :
- Demander plusieurs devis pour comparer les prestations à périmètre identique (nombre de prises, points lumineux, niveau de mise aux normes NF C 15-100).
- Vérifier que la TVA à 10 % est bien appliquée sur le devis (logement de plus de 2 ans, pose par un professionnel).
- Ne pas surdimensionner : une mise en sécurité ciblée coûte nettement moins qu’une rénovation complète, si l’installation le permet.
Trouver un artisan pour vos travaux électriques
Refaire une installation électrique engage votre sécurité : le travail doit respecter la norme NF C 15-100 et, si un diagnostic l’exige, corriger les anomalies signalées. Faire appel à un professionnel garantit aussi l’application de la TVA réduite et, le cas échéant, l’éligibilité aux dispositifs Anah qui exigent une entreprise RGE.
ClubTravaux vous met gratuitement en relation avec des artisans pour vos travaux d’installation électrique. Demandez un devis gratuit et comparez plusieurs propositions avant de vous décider.
Questions fréquentes
Non. MaPrimeRénov’ finance uniquement l’isolation, le chauffage décarboné et la ventilation. L’électricité ne figure pas parmi les gestes éligibles et n’ouvre droit à aucune prime via ce dispositif.
La TVA est de 10 % pour la rénovation électrique (mise aux normes, tableau, circuits) dans un logement de plus de 2 ans, travaux réalisés par un professionnel. La TVA à 5,5 % ne s’applique pas à l’électricité standard : elle est réservée à la rénovation énergétique.
Une rénovation électrique complète se situe généralement entre 125 et 205 €/m² (fourniture et pose, TTC). Pour 100 m², le coût dépend de l’état de l’installation et du nombre de circuits. Un devis sur place reste indispensable pour un chiffrage précis.
Le remplacement d’un tableau électrique coûte entre 400 et 1 500 € fourniture et pose comprises, selon le nombre de rangées et le niveau de mise aux normes requis.
Oui, dans deux cas. Ma Prime Logement Décent (60 à 80 % des travaux, plafond 70 000 € HT) si l’électricité est intégrée à une réhabilitation lourde. Et MaPrimeAdapt’ (50 à 70 %, plafond 22 000 € HT) si la mise en sécurité entre dans l’adaptation du logement à la perte d’autonomie. Les deux exigent une entreprise RGE et des conditions de revenus.
Pas en action isolée. L’éco-PTZ ne finance que des travaux de rénovation énergétique éligibles. L’électricité ne peut être incluse que si elle est rendue nécessaire par un bouquet de travaux énergétiques.
Elle n’est pas systématiquement imposée pour un logement occupé, mais un diagnostic électrique est obligatoire lors d’une vente. Si l’installation présente des anomalies de sécurité, une mise en sécurité ciblée ou une remise aux normes NF C 15-100 est fortement recommandée.
Sources officielles et méthodologie
Sources officielles utilisées pour ce guide, à jour pour 2026 :
Méthodologie et transparence : guide rédigé par la rédaction ClubTravaux à partir des sources officielles ci-dessus et des données internes de la plateforme (demandes de devis 2020-2026, agrégées et anonymisées). Dernière mise à jour : juillet 2026.