En 2026, MaPrimeRénov’ finance encore le remplacement de fenêtres au parcours par geste, mais seulement pour remplacer un simple vitrage et pour un montant faible (40 à 100 € par fenêtre selon vos revenus, 0 € pour les ménages aux ressources supérieures). Le vrai levier monogeste est la prime CEE (fiche BAR-EN-104), cumulable avec la TVA à 5,5 % et l’éco-PTZ, à condition de poser des fenêtres performantes (Uw ≤ 1,3) via un artisan RGE. Attention : un projet de réforme pourrait sortir les fenêtres du parcours monogeste vers septembre 2026.
Ce que révèlent les données ClubTravaux
ClubTravaux met en relation particuliers et artisans depuis 2020. Nos données internes donnent une photographie inédite de la demande réelle en France :
- Plus de 184 000 demandes de devis fenêtres (PVC, alu et bois) ont été traitées sur la plateforme depuis 2020, dont 32 000 sur la seule période 2025-2026, dans plus de 90 des 101 départements français — un besoin présent sur quasiment tout le territoire.
Source : données internes ClubTravaux, demandes de devis « fenêtres (PVC, alu et bois) », France, 2020-2026 (agrégées et anonymisées).
Pour situer ce métier dans le marché : selon le Baromètre ClubTravaux de la rénovation (juillet 2026), les demandes de fenêtres PVC ont reculé de 41 % sur un an.
La fenêtre est-elle encore aidée par MaPrimeRénov’ en 2026 ?
Oui, mais de façon beaucoup plus limitée que ce que laissent croire la plupart des pages. En 2026, le remplacement de fenêtres reste éligible à MaPrimeRénov’ parcours par geste, sous trois conditions strictes :
- vous remplacez un simple vitrage (et uniquement un simple vitrage) ;
- le logement est votre résidence principale, achevée depuis plus de 15 ans ;
- la pose est réalisée par un artisan RGE et la demande déposée avant le début des travaux.
La condition cachée qui disqualifie la grande majorité des projets : si vous remplacez un double vitrage vétuste, vous n’avez droit à aucune aide MaPrimeRénov’ geste. Le dispositif ne vise que la sortie du simple vitrage.
Et même lorsque le projet est éligible, le montant est faible. Au 1er janvier 2026, le forfait par équipement (selon votre catégorie de revenus Anah) est de l’ordre de :
- très modestes (bleu) : 100 € par fenêtre ;
- modestes (jaune) : 80 € par fenêtre ;
- intermédiaires (violet) : 40 € par fenêtre ;
- ressources supérieures (rose) : 0 € (non éligible).
Autrement dit, MaPrimeRénov’ n’est pas le levier principal pour financer des fenêtres en 2026. Pour comprendre le poste de dépense global, consultez notre page dédiée au remplacement de fenêtres.
Ce qui change : la possible sortie des fenêtres du monogeste en septembre 2026
Un point daté et important, que beaucoup de pages ignorent : un projet de décret et d’arrêté est présenté au Conseil national de l’habitat le 2 juillet 2026. Il prévoit de retirer six gestes du parcours monogeste de MaPrimeRénov’, dont les fenêtres et portes-fenêtres, pour une application visée vers septembre 2026.
Si cette réforme est publiée au Journal officiel, après cette date la fenêtre ne serait plus aidée par MaPrimeRénov’ qu’au sein d’une rénovation d’ampleur (bouquet de travaux générant un gain d’au moins deux classes au DPE), et non plus en geste isolé.
Important : à ce jour, cette réforme n’est pas encore publiée et reste un projet. La date d’entrée en vigueur sera fixée par la publication officielle. Concrètement, si vous envisagez des fenêtres en geste isolé et souhaitez sécuriser l’éligibilité MaPrimeRénov’, il peut être prudent de déposer votre demande sans tarder, en vérifiant l’état du dispositif sur le simulateur officiel France Rénov’.
Le vrai levier monogeste : la prime CEE (fiche BAR-EN-104)
Le principal soutien financier pour un remplacement de fenêtres seul, en 2026, n’est pas MaPrimeRénov’ mais la prime CEE (Certificats d’économies d’énergie), via la fiche standardisée BAR-EN-104. Ce dispositif reste actif et concerne les opérations engagées jusqu’au 1er juillet 2028.
Ses atouts :
- pas de condition de ressources pour y accéder (le montant est seulement bonifié pour les ménages modestes) ;
- cumulable avec MaPrimeRénov’, la TVA réduite et l’éco-PTZ ;
- valable pour le remplacement d’un simple vitrage par un double ou triple vitrage performant (menuiserie complète comprise).
Le montant n’est pas forfaitaire : il dépend de l’énergéticien qui rachète vos certificats, de la surface, de votre zone climatique et de vos revenus. À titre indicatif seulement, on observe souvent un ordre de grandeur de quelques dizaines d’euros par fenêtre, sans garantie. Pour connaître le montant réel applicable à votre projet, demandez plusieurs offres et un devis fenêtres détaillé.
Critères techniques : quelles fenêtres ouvrent droit aux aides ?
Quel que soit le dispositif (MaPrimeRénov’ geste ou prime CEE), les fenêtres posées doivent respecter des seuils de performance thermique identiques en 2026 :
- fenêtres et portes-fenêtres : Uw ≤ 1,3 W/m².K avec Sw ≥ 0,3 ; ou Uw ≤ 1,7 W/m².K avec Sw ≥ 0,36 ;
- fenêtres de toit : Uw ≤ 1,5 W/m².K avec Sw ≥ 0,36.
Le coefficient Uw mesure l’isolation thermique (plus il est bas, mieux la fenêtre isole) ; le facteur Sw mesure les apports solaires. Ces valeurs figurent sur le devis et la fiche technique du produit. Vérifiez qu’elles y sont mentionnées : sans elles, l’artisan ne pourra pas constituer le dossier d’aide. Le recours à un professionnel RGE est par ailleurs une condition obligatoire pour MaPrimeRénov’, la prime CEE et l’éco-PTZ.
TVA 5,5 %, éco-PTZ : les aides cumulables sans condition de ressources
Au-delà de MaPrimeRénov’ et de la prime CEE, deux dispositifs élargissent l’enveloppe sans condition de revenus.
TVA réduite à 5,5 %. Elle s’applique à la fourniture et à la pose de fenêtres en rénovation énergétique, sur résidence principale ou secondaire, pour un logement achevé depuis plus de deux ans. Attention : elle n’est pas automatique pour tout double ou triple vitrage. Elle suppose le remplacement d’un simple vitrage et le respect des critères de performance (Uw ≤ 1,3). À défaut, le taux applicable reste de 10 %. L’artisan applique directement le bon taux sur la facture.
Éco-PTZ (prêt à taux zéro). Il permet d’emprunter jusqu’à 7 000 € pour une action de remplacement des parois vitrées seule, et jusqu’à 50 000 € dans le cadre d’une rénovation globale. Sans condition de ressources, logement de plus de deux ans, travaux réalisés par un artisan RGE, cumulable avec MaPrimeRénov’ et les CEE. Remboursement jusqu’à 15 ans (travaux ponctuels) ou 20 ans (rénovation globale).
Reste à charge : à quoi s’attendre, et les pièges à éviter
Comme les forfaits MaPrimeRénov’ geste sont faibles et la prime CEE non garantie, le reste à charge sur un remplacement de fenêtres demeure significatif en 2026. Aucune source officielle ne permet d’annoncer un montant universel : il dépend du nombre de fenêtres, du matériau (PVC, aluminium, bois), du type de vitrage et de la pose. Le bon réflexe est de partir d’un devis et de soustraire les aides réellement obtenues.
Deux pièges fréquents :
- La « fenêtre à 1 € » n’existe plus. Le reste à charge nul est interdit depuis le 1er juillet 2021 (lutte anti-fraude). Toute offre « fenêtre à 1 € » en 2026 est trompeuse : un reste à charge minimum est obligatoire.
- Le crédit d’impôt fenêtres (CITE) n’existe plus depuis le 1er janvier 2021. Il n’y a aucun crédit d’impôt fenêtres en 2026 ; il a été remplacé par MaPrimeRénov’.
Pour estimer votre reste à charge réel et comparer les offres, le plus simple est d’obtenir plusieurs devis d’artisans qualifiés. ClubTravaux vous met gratuitement en relation avec des professionnels RGE de votre secteur : décrivez votre projet et recevez vos devis fenêtres gratuits.
Questions fréquentes
En 2026, quatre dispositifs peuvent intervenir : MaPrimeRénov’ parcours par geste (uniquement pour remplacer un simple vitrage, 40 à 100 € par fenêtre selon revenus, 0 € au-delà), la prime CEE (BAR-EN-104, principal levier en geste isolé, sans condition de ressources), la TVA réduite à 5,5 % et l’éco-PTZ. Tous exigent un artisan RGE et des fenêtres performantes (Uw ≤ 1,3).
Non. MaPrimeRénov’ parcours par geste ne finance que le remplacement d’un simple vitrage. Si vous remplacez un double vitrage ancien, vous n’avez pas droit à cette aide. C’est la condition qui exclut la majorité des projets de rénovation de fenêtres.
C’est un projet, pas encore une réalité. Un décret présenté au Conseil national de l’habitat le 2 juillet 2026 prévoit de retirer les fenêtres du parcours monogeste MaPrimeRénov’ vers septembre 2026. La date définitive dépendra de la publication au Journal officiel. Après cette date, la fenêtre ne serait plus aidée par MaPrimeRénov’ qu’en rénovation d’ampleur.
Oui. La prime CEE pour les fenêtres (fiche BAR-EN-104) reste en vigueur en 2026, pour les opérations engagées jusqu’au 1er juillet 2028. Elle est accessible sans condition de ressources (le montant est bonifié pour les ménages modestes) et cumulable avec les autres aides. Le montant n’est pas fixe : il dépend de l’énergéticien, de la surface et de la zone climatique.
Non. Le crédit d’impôt transition énergétique (CITE) a été supprimé le 1er janvier 2021 et remplacé par MaPrimeRénov’. Il n’existe aucun crédit d’impôt fenêtres en 2026.
Non. Le reste à charge nul est interdit depuis le 1er juillet 2021 dans le cadre de la lutte anti-fraude. Toute offre « fenêtre à 1 € » en 2026 est trompeuse : un reste à charge minimum est réglementairement obligatoire.
Pour les fenêtres et portes-fenêtres : Uw ≤ 1,3 W/m².K avec Sw ≥ 0,3, ou Uw ≤ 1,7 W/m².K avec Sw ≥ 0,36. Pour les fenêtres de toit : Uw ≤ 1,5 W/m².K avec Sw ≥ 0,36. Ces valeurs s’appliquent à MaPrimeRénov’ comme à la prime CEE, et la pose doit être faite par un artisan RGE.
Sources officielles et méthodologie
Sources officielles utilisées pour ce guide, à jour pour 2026 :
Méthodologie et transparence : guide rédigé par la rédaction ClubTravaux à partir des sources officielles ci-dessus et des données internes de la plateforme (demandes de devis 2020-2026, agrégées et anonymisées). Dernière mise à jour : juillet 2026.