Les différents types de système d’alarme : intrusion, incendie, télésurveillance

Mise à jour le : 29 août 2022

Un système d’alarme se choisit sur trois axes : le mode de transmission (filaire ou sans fil), le type de détection (périmétrique aux ouvertures ou volumétrique dans un volume), et le niveau de service (alarme autonome qui alerte l’occupant, ou télésurveillée avec centre humain 24/7). S’y ajoute la sécurité incendie avec le détecteur de fumée (DAAF), obligatoire dans tout logement depuis le 8 mars 2015. Le bon type dépend de votre risque, de votre logement et de vos exigences d’assurance ; un artisan RGE peut dimensionner et poser l’installation adaptée.

Ce que révèlent les données ClubTravaux

ClubTravaux met en relation particuliers et artisans depuis 2020. Nos données internes donnent une photographie inédite de la demande réelle en France : plus de 18 000 demandes de devis système d’alarme traitées depuis 2020, dont 1 400 sur 2025-2026, réparties dans plus de 90 des 101 départements français.

Source : données internes ClubTravaux, demandes de devis « système d’alarme », France, 2020-2026 (agrégées et anonymisées).

Alarme filaire ou sans fil : quelle différence ?

La première grande distinction porte sur la manière dont la centrale communique avec ses périphériques (détecteurs, sirène, clavier).

  • Alarme filaire : la centrale est reliée à chaque périphérique par des câbles. Elle résiste aux interférences électromagnétiques et exige un accès physique pour être interceptée ou falsifiée, ce qui la rend robuste. En contrepartie, elle offre une faible modularité et une pose lourde (tirage de câbles), plutôt réservée aux constructions neuves ou aux rénovations importantes.
  • Alarme sans fil : capteurs et centrale dialoguent par ondes radio (souvent sur la fréquence 868 MHz, choisie pour limiter les interférences avec d’autres appareils) et/ou par GSM. Elle s’installe en quelques heures sans travaux, reste évolutive (on ajoute des détecteurs facilement) et embarque désormais chiffrement, détection de brouillage et alertes sur smartphone.

En résumé : le filaire privilégie la robustesse et la discrétion des liaisons ; le sans fil privilégie la rapidité d’installation et l’évolutivité. Pour un projet précis, demandez un devis à un artisan qui évaluera la configuration de votre logement.

Détection périmétrique ou volumétrique : que protège chaque type ?

Les systèmes anti-intrusion se distinguent aussi par ce qu’ils surveillent.

  • Détection périmétrique : elle intervient avant l’entrée dans le local, en réagissant aux contacts, chocs ou bris de glace. On y trouve les détecteurs d’ouverture magnétiques (deux pièces reliées par un aimant, placées sur une porte ou une fenêtre) et les détecteurs de bris de glace, qui analysent les fréquences sonores d’une vitre brisée.
  • Détection volumétrique : elle surveille le mouvement à l’intérieur d’un volume en trois dimensions. Un détecteur de présence couvre typiquement une portée d’environ 12 mètres sur un angle de 90 à 180 degrés.

La plupart des détecteurs de mouvement sans fil reposent sur la technologie PIR (infrarouge passif), qui détecte la chaleur en mouvement. Certains modèles volumétriques utilisent un signal hyperfréquence (micro-ondes) et existent aussi en version extérieure. Les deux familles sont souvent combinées : le périmétrique pour être averti tôt, le volumétrique pour couvrir les zones de passage.

Alarme autonome ou télésurveillée : qui reçoit l’alerte ?

Le troisième axe de choix est le niveau de service associé à l’alarme.

  • Alarme autonome (ou auto-surveillée) : en cas de déclenchement, elle prévient uniquement le propriétaire, par sirène et/ou notification sur son application mobile. C’est à l’occupant de vérifier et d’agir.
  • Alarme télésurveillée : elle est reliée à un centre de télésurveillance actif 24h/24 et 7j/7. Son principe distinctif est la levée de doute : un opérateur vérifie par audio ou vidéo si une intrusion est réellement en cours avant de demander une intervention, ce qui limite les fausses alertes.

La télésurveillance est encadrée par le référentiel APSAD R31, qui certifie les stations de réception, avec trois niveaux de service : P2 (base), P3 (souvent exigé par les assureurs pour les commerces à risques) et P5 (le plus exigeant, sites très sensibles). Selon les données publiées par les organismes du secteur, une station P3 réagit à une alarme en moins de 30 secondes, et une station P5 assure un transfert de secours entre stations de repli en temps réel, inférieur à trois minutes. La conception et l’installation des systèmes d’intrusion relèvent quant à elles du référentiel APSAD R81, en cohérence avec la norme EN 50131.

Quels sont les grades et certifications d’un système d’alarme ?

Deux référentiels structurent le marché et servent souvent de repère aux assureurs.

  • Certification NF & A2P : elle combine la norme NF (délivrée par l’AFNOR) et le référentiel A2P (du CNPP). Elle atteste la résistance des matériels à l’arrachement, à la destruction, à la neutralisation et au brouillage. Elle se décline en trois niveaux : A2P 1 bouclier (dissuasion d’un cambrioleur amateur), A2P 2 boucliers (particuliers et petites entreprises en zone à risque), A2P 3 boucliers (niveau le plus élevé : bijouteries, biens de valeur, industries).
  • Norme européenne EN 50131 : elle classe les systèmes d’intrusion en 4 grades selon le niveau de risque. Grade 1 (risque faible, résidence sans objets de valeur), Grade 2 (risque modéré, quelques objets de valeur), Grade 3 (risque élevé, bâtiments commerciaux ou industriels) et Grade 4 (risque très élevé, sites sensibles comme les bijouteries ou banques).

Ces certifications ne sont pas de simples labels marketing : elles conditionnent parfois l’indemnisation en cas de sinistre. Vérifiez les exigences de votre contrat d’assurance avant de choisir votre matériel, et confiez la pose à un artisan RGE compétent en sécurité, qui saura poser un système conforme au grade requis.

Détecteur de fumée (DAAF) et détecteur de CO : quelles obligations ?

La sécurité incendie relève d’équipements distincts des alarmes anti-intrusion.

  • Détecteur Avertisseur Autonome de Fumée (DAAF) : il est obligatoire dans tous les logements d’habitation depuis le 8 mars 2015 (loi n° 2010-238 du 9 mars 2010). Il doit porter le marquage CE accompagné de la référence à la norme NF EN 14604. Les détecteurs à ionisation (radioactifs) sont interdits. Il doit émettre au minimum 85 dB et sa durée de vie est d’environ 10 ans (les modèles à batterie lithium scellée se remplacent intégralement au terme de cette période).
  • Répartition des responsabilités : l’installation incombe au propriétaire ; l’entretien, la vérification du bon fonctionnement et le remplacement incombent à l’occupant (locataire ou propriétaire occupant). Il faut au minimum un détecteur par logement, fixé solidement au plafond, de préférence dans la circulation desservant les chambres ; un détecteur par étage est recommandé. L’installation est interdite dans les parties communes.
  • Détecteur de monoxyde de carbone (CO) : c’est un système distinct du DAAF et il n’est pas obligatoire en France, seulement fortement recommandé, en particulier dans les foyers équipés d’appareils de combustion. Le DAAF détecte les particules de fumée ; le détecteur de CO détecte un gaz inodore. La durée de vie de son capteur est généralement de 5 à 10 ans.

Autonomie et connectivité : à quoi s’attendre sur un kit sans fil ?

Sur les kits sans fil connectés courants (2025-2026), la connectivité se fait généralement par IP (câble RJ45 sur la box) et/ou par GSM/4G, avec des notifications en temps réel via une application mobile. La transmission radio interne emploie souvent la fréquence 868 MHz.

Côté autonomie, les valeurs annoncées par les constructeurs et revendeurs (non certifiées par un organisme indépendant) se situent généralement dans ces ordres de grandeur :

  • Centrale : environ 36 heures sur batterie de secours en cas de coupure de courant.
  • Détecteurs de mouvement au lithium : 2 à 3 ans en usage standard.
  • Sirène extérieure : 3 à 4 jours d’autonomie de secours.

Ces chiffres varient selon les marques et l’usage réel ; considérez-les comme des ordres de grandeur, pas comme des garanties. Pour connaître les caractéristiques précises d’un matériel adapté à votre logement, passez par la page métier système d’alarme et demandez un devis à un artisan RGE.

Comment choisir le bon type d’alarme pour son logement ?

Le bon système résulte du croisement de plusieurs critères plutôt que d’un type unique « meilleur » :

  • Votre niveau de risque et la valeur des biens à protéger, qui orientent vers un grade EN 50131 ou un niveau A2P adapté.
  • La nature de votre logement : neuf ou en rénovation lourde (le filaire devient envisageable), existant occupé (le sans fil évite les travaux).
  • Vos exigences d’assurance : certains contrats imposent un matériel certifié NF A2P ou une télésurveillance de niveau donné.
  • Le niveau de service souhaité : simple notification (alarme autonome) ou levée de doute par un centre humain (télésurveillance).
  • La sécurité incendie, avec au minimum un DAAF conforme, obligatoire dans tout logement.

Un artisan RGE spécialisé en sécurité peut réaliser un audit, dimensionner le nombre et le type de détecteurs, et poser une installation conforme aux normes. Pour le budget, les aides éventuelles et la TVA applicable, consultez notre guide dédié : prix d’un système d’alarme, aides et TVA réduite. Vous pouvez ensuite comparer plusieurs propositions via notre page de devis.

Questions fréquentes

Quels sont les grands types de systèmes d’alarme ?

On distingue trois axes de classification : le mode de transmission (filaire ou sans fil), le type de détection (périmétrique, aux ouvertures et bris de glace, ou volumétrique, au mouvement dans un volume) et le niveau de service (alarme autonome qui alerte l’occupant, ou télésurveillée avec un centre humain 24/7 et levée de doute). À cela s’ajoute la sécurité incendie avec le détecteur de fumée DAAF.

Alarme filaire ou sans fil : laquelle choisir ?

L’alarme filaire relie la centrale aux périphériques par câbles : robuste face aux interférences mais pose lourde, adaptée au neuf ou à la rénovation. L’alarme sans fil communique par radio (souvent 868 MHz) ou GSM : installation en quelques heures sans travaux, évolutive, et adaptée aux logements existants. Le choix dépend surtout de votre logement et de vos contraintes de travaux.

Quelle différence entre détection périmétrique et volumétrique ?

La détection périmétrique intervient avant l’entrée dans le local, en réagissant aux ouvertures (détecteurs magnétiques) et aux bris de glace. La détection volumétrique surveille le mouvement à l’intérieur d’un volume, avec une portée typique d’environ 12 mètres sur un angle de 90 à 180 degrés, le plus souvent via la technologie infrarouge passif (PIR). Les deux sont souvent combinées.

Le détecteur de fumée est-il obligatoire ?

Oui. Le Détecteur Avertisseur Autonome de Fumée (DAAF) est obligatoire dans tous les logements d’habitation depuis le 8 mars 2015. Il doit porter le marquage CE et la référence à la norme NF EN 14604, émettre au minimum 85 dB et être remplacé au bout d’environ 10 ans. L’installation incombe au propriétaire, l’entretien à l’occupant.

Le détecteur de monoxyde de carbone (CO) est-il obligatoire ?

Non. Le détecteur de CO n’est pas obligatoire en France, seulement fortement recommandé, en particulier dans les foyers équipés d’appareils de combustion. C’est un système distinct du DAAF : il détecte un gaz inodore, alors que le DAAF détecte les particules de fumée. La durée de vie de son capteur est généralement de 5 à 10 ans.

Qu’est-ce que la certification NF A2P et les grades EN 50131 ?

La certification NF & A2P atteste la résistance des matériels d’alarme (arrachement, destruction, brouillage) sur trois niveaux : 1, 2 ou 3 boucliers, du plus simple au plus élevé. La norme européenne EN 50131 classe les systèmes en 4 grades selon le risque, du Grade 1 (faible) au Grade 4 (très élevé). Certains assureurs exigent un niveau minimal.

Quelle est la différence entre une alarme autonome et une alarme télésurveillée ?

Une alarme autonome alerte uniquement le propriétaire, par sirène ou notification sur smartphone. Une alarme télésurveillée est reliée à un centre humain actif 24/7 qui pratique la levée de doute : vérification audio ou vidéo avant toute demande d’intervention. La télésurveillance est encadrée par le référentiel APSAD R31, avec les niveaux P2, P3 et P5.

Combien coûte un système d’alarme et quelles aides existent ?

Le budget dépend du type de système, du nombre de détecteurs et du niveau de service (autonome ou télésurveillée). Pour un chiffrage adapté, demandez un devis à un artisan RGE. Le détail des prix, des aides éventuelles et de la TVA applicable est traité dans notre guide dédié : clubtravaux.com/systeme-alarme/prix-systeme-alarme-aides-tva-reduite/.

Sources et méthodologie

Sources utilisées pour ce guide, à jour pour 2026 :

Méthodologie et transparence : guide rédigé par la rédaction ClubTravaux à partir des sources ci-dessus et des données internes de la plateforme (demandes de devis 2020-2026, agrégées et anonymisées). Dernière mise à jour : juillet 2026.