L’installation des panneaux solaires : étapes, démarches et délais

Mise à jour le : 5 juillet 2022

L’installation de panneaux photovoltaïques en toiture suit un parcours encadré : déclaration préalable de travaux en mairie, choix d’un installateur certifié, demande de raccordement à Enedis, pose (1 à 2 jours pour une installation résidentielle), attestation de conformité CONSUEL, puis mise en service. Le délai total du projet est généralement de 3 à 5 mois, et la pose elle-même dure le plus souvent 1 à 2 jours. Le recours à un artisan RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) titulaire d’une certification photovoltaïque conditionne l’accès aux aides et au raccordement en autoconsommation.

Ce que révèlent les données ClubTravaux

ClubTravaux met en relation particuliers et artisans depuis 2020. Nos données internes donnent une photographie inédite de la demande réelle en France : plus de 149 000 demandes de devis panneaux photovoltaïques traitées depuis 2020, dont 19 600 sur 2025-2026, réparties dans plus de 90 des 101 départements français.

Source : données internes ClubTravaux, demandes de devis « panneaux photovoltaïques », France, 2020-2026 (agrégées et anonymisées).

Quelles sont les étapes de l’installation de panneaux solaires ?

Une installation photovoltaïque raccordée au réseau suit un parcours en plusieurs étapes ordonnées. Selon Enedis, le processus comporte six grandes phases :

  1. Autorisation d’urbanisme : dépôt d’une déclaration préalable de travaux (DP) en mairie avant tout début de chantier sur un bâtiment existant.
  2. Choix d’un installateur certifié : sélection d’un professionnel disposant d’une certification photovoltaïque reconnue (voir plus bas).
  3. Demande de raccordement : dépôt du dossier sur le portail Enedis dédié.
  4. Travaux d’installation : pose des modules, câblage, onduleur et coffret de protection.
  5. Attestation de conformité CONSUEL : contrôle de sécurité de l’installation électrique.
  6. Mise en service : validation par Enedis, qui autorise la production et, le cas échéant, l’injection sur le réseau.

Ces étapes s’enchaînent dans un ordre précis : la mise en service ne peut intervenir sans l’attestation CONSUEL, et l’injection d’électricité sur le réseau avant validation par Enedis est interdite et non rémunérée. Pour cadrer votre projet dès le départ, consultez notre page dédiée aux panneaux photovoltaïques.

Faut-il une déclaration préalable ou un permis de construire ?

Pour une installation de panneaux solaires en toiture sur un bâtiment existant, une déclaration préalable de travaux (DP) en mairie est obligatoire avant le début du chantier (source : Service-Public). Le permis de construire n’est requis que pour les constructions neuves ou pour certaines installations au sol de grande puissance ou de grande hauteur.

Le délai d’instruction de la DP est généralement de 1 mois. Il est porté à 2 mois lorsque le projet se situe en zone protégée ou aux abords d’un monument historique : l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France (ABF) est alors requis. Point important : l’absence de réponse de la mairie dans le délai d’instruction vaut acceptation tacite de la déclaration.

Il est prudent de vérifier auprès de votre mairie l’existence de règles locales d’urbanisme (PLU) pouvant imposer des contraintes d’aspect ou d’intégration.

À quoi sert le CONSUEL et combien coûte-t-il ?

L’attestation de conformité CONSUEL est obligatoire avant toute mise en service d’une installation photovoltaïque raccordée au réseau. Elle atteste que l’installation électrique respecte les règles de sécurité (prévention des risques d’incendie et d’électrocution).

Il existe deux attestations selon la configuration :

  • l’attestation bleue (CERFA 15523*01) pour une installation sans batterie de stockage ;
  • l’attestation violette (CERFA 15524*01) pour une installation avec batterie.

Le formulaire technique SC144 est complété par l’installateur. À noter : à partir du 1er juin 2026, seules les nouvelles versions des formulaires techniques sont acceptées. Côté tarifs 2026 (dépôt électronique), il faut compter de l’ordre de 201 € TTC pour l’attestation bleue et 230 € TTC pour l’attestation violette (tarifs indicatifs en vigueur depuis septembre 2025). Le délai d’obtention est d’environ 3 semaines après dépôt d’un dossier complet ; une visite de contrôle, lorsqu’elle a lieu, est généralement programmée sous une quinzaine de jours.

Comment se passe le raccordement au réseau Enedis ?

La demande de raccordement d’une installation de production s’effectue en ligne sur le portail Enedis dédié (connect-racco.enedis.fr). Elle est le plus souvent prise en charge par l’installateur.

Pour le raccordement en autoconsommation avec vente du surplus, le coût est d’environ 50 € TTC lorsque le logement dispose déjà d’un compteur Linky. S’ajoute ensuite le TURPE (contribution annuelle d’accès au réseau), de l’ordre de 25 à 35 € par an. Ces montants sont indicatifs et dépendent de la configuration ; demandez le détail dans votre devis photovoltaïque.

Le délai moyen entre la demande et le raccordement effectif est d’environ 3 mois en 2026, variable selon les régions. Pour l’autoconsommation, seules certaines certifications de l’installateur sont reconnues pour les installations n’excédant pas 36 kVA (par exemple QualiPV 36, Qualibat PSPV1/SPV1, Qualifelec 5911-5913, Certisolis AQPV). Rappel : toute injection sur le réseau avant la mise en service officielle est interdite et non rémunérée.

Combien de temps dure le chantier et le projet complet ?

La durée effective de pose d’une installation résidentielle standard (3 à 9 kWc) est généralement de 1 à 2 jours. C’est la partie la plus courte du projet.

En revanche, le délai total du projet — cumulant les démarches d’urbanisme, la demande de raccordement, la pose, l’obtention du CONSUEL et la mise en service — s’étale plutôt sur 3 à 5 mois. Les principaux postes de délai sont l’instruction de la déclaration préalable (1 à 2 mois), le traitement du raccordement Enedis (environ 3 mois, en partie parallélisable) et l’obtention du CONSUEL (environ 3 semaines).

Ces durées sont des ordres de grandeur : elles varient selon la charge des services, la configuration du logement et la période de l’année.

Combien coûte une installation photovoltaïque et que produit-elle ?

En 2026, le prix d’une installation clé en main se situe autour de 1,56 à 2,25 €/Wc TTC, hors aides. À titre d’ordre de grandeur : environ 6 000 à 12 000 € pour 3 kWc, 10 000 à 20 000 € pour 6 kWc et 14 000 à 22 000 € pour 9 kWc. Ces fourchettes dépendent fortement du matériel, de la difficulté de pose et de la région : seul un devis détaillé permet de chiffrer votre cas précis.

Côté production, en France, 1 kWc orienté plein Sud et incliné à environ 30° produit de l’ordre de 900 à 1 400 kWh/an selon la région (environ 1 000-1 100 kWh/kWc dans le Nord, 1 300-1 500 dans le Sud). D’après l’ADEME, une installation d’environ 25 m² (soit près de 5 kWc) produit environ 4 500 à 6 500 kWh/an. L’orientation plein Sud maximise la production annuelle ; une configuration Est-Ouest étale la production sur la journée et améliore l’adéquation avec la consommation, ce qui peut être intéressant en autoconsommation. L’inclinaison recommandée est d’environ 30 à 35°.

Pour le détail des aides et du reste à charge (qui évoluent régulièrement), reportez-vous à notre guide dédié : aides aux panneaux photovoltaïques, ce qui a changé. Pour un chiffrage adapté à votre toiture, demandez un devis.

Rendement, durée de vie et contrat d’achat : que faut-il savoir ?

Le rendement des modules dépend de leur technologie : environ 16 à 24 % pour les panneaux monocristallins (les modèles récents haut de gamme atteignant 21-23 %) et 13 à 18 % pour les polycristallins.

Les panneaux perdent une partie de leur puissance au fil du temps : de l’ordre de 2-3 % la première année, puis environ 0,5 % par an. Un module conserve généralement au moins 80 % de sa puissance initiale au bout de 25 ans, durée couramment couverte par la garantie de production. La durée de vie des panneaux est typiquement de 25 à 30 ans (l’ADEME retient une moyenne d’environ 20 ans en base), tandis que l’onduleur doit généralement être remplacé tous les 10 ans environ.

Enfin, si vous optez pour la vente du surplus, le contrat d’obligation d’achat est conclu pour une durée de 20 ans, à compter de la date de mise en service effective du raccordement. Faire réaliser l’installation par un artisan RGE certifié en photovoltaïque sécurise à la fois la qualité de pose, l’accès au raccordement en autoconsommation et l’éligibilité aux dispositifs de soutien.

Questions fréquentes

Quelle autorisation faut-il pour installer des panneaux solaires ?

Pour une pose en toiture sur un bâtiment existant, une déclaration préalable de travaux en mairie est obligatoire avant le chantier. Le permis de construire n’est requis que pour le neuf ou certaines installations au sol de grande puissance ou hauteur. Le délai d’instruction est de 1 mois, porté à 2 mois en zone protégée (avis de l’Architecte des Bâtiments de France).

Le CONSUEL est-il obligatoire pour des panneaux photovoltaïques ?

Oui. L’attestation de conformité CONSUEL est obligatoire avant toute mise en service d’une installation raccordée au réseau. Elle atteste la sécurité de l’installation électrique. Elle est bleue pour une installation sans batterie et violette avec batterie, pour un coût indicatif d’environ 201 à 230 € TTC en 2026.

Combien de temps dure l’installation de panneaux solaires ?

La pose d’une installation résidentielle de 3 à 9 kWc dure généralement 1 à 2 jours. Le projet complet, incluant les démarches d’urbanisme, le raccordement Enedis, le CONSUEL et la mise en service, s’étale plutôt sur 3 à 5 mois. Ces délais varient selon la région et la charge des services concernés.

Combien coûte le raccordement Enedis d’une installation solaire ?

Pour une autoconsommation avec vente du surplus, le raccordement coûte environ 50 € TTC lorsque le logement dispose déjà d’un compteur Linky. S’ajoute le TURPE, contribution annuelle d’accès au réseau, de l’ordre de 25 à 35 € par an. Le délai moyen jusqu’au raccordement effectif est d’environ 3 mois en 2026.

Faut-il obligatoirement un artisan RGE pour poser des panneaux solaires ?

Pour le raccordement en autoconsommation (installations jusqu’à 36 kVA), l’installateur doit détenir une certification photovoltaïque reconnue comme QualiPV 36, Qualibat PSPV1/SPV1, Qualifelec 5911-5913 ou Certisolis AQPV. Recourir à un artisan RGE certifié conditionne aussi l’accès aux dispositifs d’aide et sécurise la qualité de la pose.

Quelle production attendre de panneaux photovoltaïques en France ?

En France, 1 kWc orienté plein Sud et incliné à environ 30° produit de l’ordre de 900 à 1 400 kWh par an selon la région. Selon l’ADEME, une installation d’environ 25 m² (près de 5 kWc) produit environ 4 500 à 6 500 kWh par an. La production réelle dépend de l’orientation, de l’inclinaison et de l’ombrage.

Combien de temps durent des panneaux solaires ?

Les panneaux fonctionnent typiquement 25 à 30 ans et conservent en général au moins 80 % de leur puissance initiale après 25 ans, avec une dégradation d’environ 0,5 % par an. L’onduleur, lui, doit généralement être remplacé tous les 10 ans environ. Le contrat d’obligation d’achat du surplus, quant à lui, est conclu pour 20 ans.

Sources et méthodologie

Sources utilisées pour ce guide, à jour pour 2026 :

Méthodologie et transparence : guide rédigé par la rédaction ClubTravaux à partir des sources ci-dessus et des données internes de la plateforme (demandes de devis 2020-2026, agrégées et anonymisées). Dernière mise à jour : juillet 2026.