La rénovation électrique consiste à remettre à niveau une installation existante, de la simple mise en sécurité (5 points fondamentaux) à la réfection complète conforme à la norme NF C 15-100. Selon le baromètre ONSE 2024, 83 % des installations de plus de 15 ans présentent au moins une anomalie, ce qui justifie souvent des travaux. Le budget se situe généralement entre 75 et 205 €/m² selon l’ampleur du chantier ; pour un chiffrage précis, demandez plusieurs devis à un artisan qualifié.
Ce que révèlent les données ClubTravaux
ClubTravaux met en relation particuliers et artisans depuis 2020. Nos données internes donnent une photographie inédite de la demande réelle en France : plus de 4 800 demandes de devis installation électrique traitées depuis 2020, réparties dans plus de 90 des 101 départements français.
Source : données internes ClubTravaux, demandes de devis « installation électrique », France, 2020-2026 (agrégées et anonymisées).
Qu’est-ce que la rénovation électrique et quand est-elle nécessaire ?
La rénovation électrique regroupe l’ensemble des travaux visant à remettre à niveau une installation existante en matière de sécurité et de conformité. Elle va de la mise en sécurité (niveau minimal) à la rénovation totale avec dépose et remplacement complet du réseau et du tableau.
Le besoin est souvent révélé par un diagnostic. D’après le baromètre ONSE 2024, 83 % des installations électriques de plus de 15 ans présentent au moins une anomalie (contre 85 % en 2021), sur environ 31 millions de logements construits avant 2008. Dans les parties communes d’immeubles, ce taux atteint 90 %.
Les anomalies les plus fréquentes relevées par l’ONSE en 2024 sont :
- défaut de prise de terre : 64 % ;
- matériels vétustes ou inadaptés : 46 % ;
- risque de contact direct avec des éléments sous tension : 41 % ;
- protection contre les surintensités défaillante : 34 % ;
- liaison équipotentielle de salle de bain défaillante : 22 % ;
- non-respect des volumes de sécurité en salle de bain : 18 %.
Une rénovation s’impose typiquement lors d’une acquisition d’un logement ancien, avant une location, lors d’une extension, ou quand le tableau et les circuits ne répondent plus aux usages actuels. Pour cadrer votre projet, consultez la page métier installation électrique.
Le diagnostic électricité est-il obligatoire ?
Oui dans certains cas. Le diagnostic de l’état de l’installation intérieure d’électricité est obligatoire lors de la vente ou de la location d’un logement dont l’installation a plus de 15 ans. Il informe l’acquéreur ou le locataire de l’état de sécurité de l’installation.
Sa durée de validité est de 3 ans pour une vente et de 6 ans pour une location. Une attestation de conformité (Consuel) de moins de 6 ans peut le remplacer.
Le diagnostic contrôle 6 points de sécurité :
- présence d’un appareil général de commande et de protection accessible ;
- dispositif différentiel adapté à la prise de terre ;
- protection contre les surintensités adaptée aux conducteurs ;
- liaison équipotentielle dans les locaux avec baignoire ou douche ;
- absence de matériels électriques inadaptés ou présentant un risque ;
- absence de conducteurs non protégés mécaniquement.
Il doit être réalisé par un diagnostiqueur certifié (certification, assurance responsabilité civile, indépendance). Recourir à un diagnostiqueur non certifié expose à une amende de 1 500 € (3 000 € en cas de récidive).
Qu’est-ce que la norme NF C 15-100 et quand s’applique-t-elle ?
La NF C 15-100 est la norme de référence pour la conception, la réalisation et l’entretien des installations électriques basse tension dans les logements. Elle a été transformée en une série de 21 normes (NF C 15-100-X) publiée le 23/08/2024 ; l’ancienne version restait applicable jusqu’au 23/08/2025 (période de recouvrement de 12 mois).
La norme s’impose intégralement en cas de :
- rénovation totale de l’installation ;
- modification lourde nécessitant une mise hors tension par le distributeur ;
- agrandissement du logement ;
- refonte complète du tableau électrique.
En rénovation partielle, seules les parties modifiées doivent être mises en conformité. La dernière révision étend notamment l’obligation de parafoudre (sur les réseaux de communication cuivre raccordés à l’extérieur dès qu’un parafoudre équipe le circuit de puissance ; parafoudre supplémentaire recommandé pour les équipements situés à plus de 10 m du tableau), renforce les exigences en salle d’eau et intègre la domotique.
Mise en sécurité ou mise aux normes complète : quelle différence ?
Ce sont deux niveaux d’intervention distincts.
La mise en sécurité électrique est le niveau minimal. Elle repose sur 5 points fondamentaux :
- un appareil général de coupure ;
- au moins un dispositif différentiel adapté à la prise de terre ;
- un disjoncteur de protection par circuit ;
- une liaison équipotentielle dans les pièces d’eau ;
- la protection ou l’élimination des matériels vétustes et des conducteurs dénudés.
La mise aux normes complète va au-delà : elle vise la conformité intégrale à la NF C 15-100, avec notamment le respect des quantités minimales d’équipements et l’installation d’un ETEL.
L’ETEL (Espace Technique Électrique du Logement ; appelé GTL dans la pratique) regroupe le tableau électrique, le disjoncteur d’abonné, le coffret de communication et les arrivées de gaines. Il est obligatoire dans les installations rénovées lourdement.
Combien de prises et de circuits la norme impose-t-elle ?
La NF C 15-100 fixe des minimums par pièce. À titre indicatif :
- séjour : au moins 5 prises (7 si la surface est ≥ 28 m²) ;
- chambre : au moins 3 prises ;
- cuisine : 6 prises si la surface dépasse 4 m² (dont 4 au-dessus du plan de travail) ; 3 prises dont 2 sur le plan si la cuisine fait moins de 4 m².
Côté protection, chaque circuit est protégé par un disjoncteur et placé sous interrupteur différentiel ≤ 30 mA. Un logement comporte au moins deux interrupteurs différentiels 30 mA, et un différentiel protège au maximum 8 circuits. Pour les circuits de prises : maximum 8 prises en 2,5 mm² sous disjoncteur 20 A, ou 5 prises en 1,5 mm² sous 16 A.
Ces règles conditionnent le dimensionnement du tableau. Un artisan électricien qualifié (RGE si des travaux d’efficacité énergétique sont associés) établira le schéma adapté à votre logement ; vous pouvez demander un devis pour le chiffrage.
Le Consuel est-il obligatoire après une rénovation ?
L’attestation de conformité Consuel est obligatoire pour toute installation neuve et pour toute rénovation totale de l’installation électrique, avant la mise en service par le gestionnaire de réseau. En rénovation partielle, elle n’est en principe pas exigée.
L’attestation jaune (usage domestique résidentiel) coûte 144,67 € TTC en format électronique. Le délai d’obtention est d’environ 3 semaines, à anticiper avant la date de raccordement souhaitée ; l’attestation est valable 1 an à compter de sa délivrance.
Combien coûte une rénovation électrique et combien de temps dure-t-elle ?
Les coûts varient fortement selon l’ampleur des travaux, la surface, le type de murs (les saignées dans le béton ou la pierre allongent le chantier) et la présence de chauffage électrique. À titre indicatif, main-d’œuvre comprise :
- Mise en sécurité : environ 50 à 80 €/m² ;
- Réfection complète : environ 125 à 200 €/m² (au-delà de 200 €/m² avec chauffage électrique) ;
- Fourchette globale : environ 75 à 205 €/m².
Exemples de budgets communiqués par les guides de prix : refaire l’électricité d’un appartement de 90 m² représente environ 11 200 à 19 500 € ; une maison de 150 m² se situe entre 7 500 et 33 000 € selon l’ampleur et le mode de chauffage.
Côté délais : comptez quelques jours pour une simple mise en sécurité et 1 à 3 semaines pour une rénovation complète.
Une TVA réduite à 10 % s’applique généralement aux travaux de rénovation dans un logement achevé depuis plus de 2 ans. Le détail des aides financières et du reste à charge fait l’objet d’un guide dédié : prix, mise aux normes et aides pour refaire son installation électrique.
Ces montants sont des ordres de grandeur : seul un devis établi après visite permet un chiffrage fiable. Vous pouvez obtenir des devis d’artisans pour comparer.
Questions fréquentes
Oui, si l’installation intérieure a plus de 15 ans. Le diagnostic est valable 3 ans pour une vente et 6 ans pour une location. Il doit être réalisé par un diagnostiqueur certifié ; recourir à un diagnostiqueur non certifié expose à une amende de 1 500 € (3 000 € en récidive).
La mise en sécurité est le niveau minimal reposant sur 5 points fondamentaux (coupure générale, différentiel adapté à la terre, disjoncteur par circuit, liaison équipotentielle en pièces d’eau, suppression des matériels vétustes). La mise aux normes vise la conformité intégrale à la NF C 15-100, avec les quantités d’équipements imposées et l’installation d’un ETEL.
Elle s’impose intégralement en cas de rénovation totale, de modification lourde nécessitant une mise hors tension par le distributeur, d’agrandissement du logement ou de refonte complète du tableau. En rénovation partielle, seules les parties modifiées doivent être conformes.
L’attestation Consuel est obligatoire pour une installation neuve et pour une rénovation totale, avant la mise en service. L’attestation jaune résidentielle coûte 144,67 € TTC, s’obtient en environ 3 semaines et reste valable 1 an. En rénovation partielle, elle n’est en principe pas exigée.
À titre indicatif et main-d’œuvre comprise, comptez environ 50 à 80 €/m² pour une mise en sécurité et 125 à 200 €/m² pour une réfection complète (plus de 200 €/m² avec chauffage électrique), soit une fourchette globale de 75 à 205 €/m². Seul un devis établi après visite permet un chiffrage fiable.
Comptez quelques jours pour une simple mise en sécurité et 1 à 3 semaines pour une rénovation complète. La durée dépend de la surface et du type de murs, les saignées dans le béton ou la pierre allongeant le chantier.
La NF C 15-100 prévoit au moins 5 prises dans le séjour (7 si la surface est ≥ 28 m²), au moins 3 prises par chambre, et 6 prises en cuisine de plus de 4 m² dont 4 au-dessus du plan de travail. Chaque circuit est protégé par un disjoncteur, sous interrupteur différentiel de 30 mA maximum.
Sources et méthodologie
Sources utilisées pour ce guide, à jour pour 2026 :
- service-public.gouv.fr
- legrand.fr
- izi-by-edf.fr
- mpelectrique.com
- novavolt.fr
- tutolec.fr
- fournisseurs-electricite.com
- travaux.com
- mon-club-elec.fr
- diagnostiqueur-immobilier.fr
Méthodologie et transparence : guide rédigé par la rédaction ClubTravaux à partir des sources ci-dessus et des données internes de la plateforme (demandes de devis 2020-2026, agrégées et anonymisées). Dernière mise à jour : juillet 2026.